Conférence d'ouverture de Ready For IT 2026
Le message central de cette ouverture est double : dans un contexte de tensions géopolitiques, de pression budgétaire, de crises énergétique et économique et de « révolution agente », les décideurs IT doivent retrouver de l’énergie et surtout reprendre leur capacité de décision, sans laisser les machines décider à leur place. L’accueil insiste sur la transformation de la frustration en élan pendant deux journées de rendez-vous one-to-one, de contenus et de partage à Monaco. Cette entrée en matière donne immédiatement une valeur pratique à l’événement : aider les responsables présents à décider sous pression, collectivement et lucidement.
Bruce Hoang prolonge cette idée en affirmant que les premiers systèmes d’information ne sont pas les infrastructures IT achetées à grands frais, mais les personnes et les équipes. Sa démonstration avec Maria met en scène le rôle du système nerveux autonome dans la décision : selon lui, certaines personnes ont besoin de comprendre avant de décider, tandis que d’autres ont besoin d’agir pour comprendre et décider. À travers des tests corporels et l’idée d’un « firewall corporel », il propose une lecture concrète de la synchronisation des équipes sous pression, en montrant comment un geste discret pourrait aider une personne orientée action à mieux résister à un contexte qui exige davantage de compréhension, de délai ou d’informations.
La conférence bascule ensuite vers l’état de la menace cyber en France, présenté par le chef du commandement du Ministère de l’Intérieur dans le cyberespace. Il cite 453000 faits d’atteintes numériques en 2025, soit 87 pour 100 d’augmentation en cinq ans. Le podium des menaces reste composé des attaques par déni de service, à 53 pour 100, des ventes de données compromises, à 30 pour 100, et des rançongiciels, dont la stabilité statistique est jugée avec prudence en raison d’un possible non-dépôt de plainte. Pour les entreprises, les risques les plus visibles sont les ventes d’accès aux systèmes, les fuites de données et surtout les rançongiciels, qui impactent directement les systèmes d’information et l’activité.
L’intervenant souligne ensuite que l’intelligence artificielle ne crée pas forcément une nouvelle délinquance, mais facilite, professionnalise et rend plus performants les scénarios d’attaque et d’escroquerie. Il alerte sur le rapprochement entre hackers et criminalité organisée classique, qu’il qualifie de risque de « nette mafia », ainsi que sur les escroqueries au président, les crypto-actifs, la compromission d’employés et les attaques indirectes via des prestataires de grandes entreprises ou de sites sensibles. La réponse française repose, selon lui, sur la prévention, le partage d’information, la coopération internationale et l’ancrage territorial du Ministère de l’Intérieur, avec des relais de proximité, le MOOC disponible sur cybermalveillance.gouv.fr et le diagnostic gratuit « mon aide cyber » de l’ANSSI.
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